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Rwanda 94

« Rwanda 94 » est un spectacle mis en scène par Jacques Delcuvellerie (Groupov) sur une musique composée par Garrett List. Sur le thème du génocide rwandais, ce spectacle, qui mêle fiction et réel, s’aventure en terre politique en abordant la question de la responsabilité. Un succès unanime (critique et public) pour une pièce jouée en France, au Canada, en Allemagne, en Italie, en Guadeloupe et même au Rwanda.
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Projets
 
Bio

L’année 1997 signe le début d’une collaboration fructueuse entre Garrett List et le Groupov du metteur en scène Jacques Delcuvellerie. « Rwanda 94 » est le résultat d’un long travail d’enquête auprès d’ethnologues, d’historiens, de journalistes, de survivants et de témoins. Ce processus de création a ensuite été ponctué par trois voyages d’information sur le sol rwandais. Au bout de deux années d’étude et de travail, la version finale de « Rwanda 94 » voit le jour, soit 6 heures de spectacle engagé qui traite de l’horreur génocidaire.

Construit en cinq parties, le spectacle pousse à la réflexion en alliant documentaire et fiction. Des images d’archives et des fragments d’émissions TV s’invitent ainsi par moment sur les planches et rythment les performances des acteurs.

La bande sonore y est essentielle. A cette occasion, Garrett List compose plus de deux heures de musique subtile et lyrique, dont la litanie des questions et la cantate finale sur les résistants de Bisesero. Le résultat est un savant mélange de sonorités africaines et de musique occidentale, grâce à un dialogue constant avec les musiciens rwandais, principalement avec Jean-Marie Muyango.

Très vite, le succès est unanime, aussi bien critique que public, et la pièce se voit offrir une tournée internationale : de 2000 à 2004, elle est jouée en Belgique, en France, au Canada, en Allemagne, en Italie et en Guadeloupe. Le spectacle est même joué au Rwanda en 2004 où un accueil chaleureux lui est réservé.

La musique du spectacle est enregistrée la même année et signée sur le label Carbon 7.



Note d’intention pour la musique de Rwanda 94


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« La musique de Garrett List, qui adapte aussi des chants traditionnels et bénéficie du concours de Jean-Marie Muyango, est toute de lisibilité et de clarté. L’orchestration est simple, aérée, les voix (chœur, récitants, chanteurs) sont d’une belle et rayonnante présence. La dernière partie de l’œuvre (« Cantate de Bisesero ») est donc restituée dans son intégralité : on ne l’écoute pas sans une immense émotion, car Garrett List a su admirablement y faire jouer le rapport entre récit et musique. Le langage musical emprunte à notre siècle, sans que les références perceptibles ici ou là (Berio) ne viennent obérer l’originalité du propos. Un disque qui penche plus du côté « Citizen » que du côté « jazz », pour une fois. »


Citizen Jazz, 4 novembre 2001
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« La version aboutie de Rwanda 94 est un acte théâtral d’une hauteur de tenue et de propos rares, dans laquelle les artistes ont une importante responsabilité. […] Rwanda 94 rappelle la nécessité vitale de savoir […], savoir pour que justice soir rendue aux victimes et aux rescapés »


Les Temps Modernes, mars – avril – mai 2000


« colosse de l’impro musicale, Garrett List contribue pour une grande part à l’émotion qui submerge le spectateur »
« Sous sa baguette, une poignée de musiciens soulignent avec pudeur toute l’intensité du drame rwandais. Superbe morceau d’anthologie, une cantate, qui au bout de quatre heures de spectacle, investit la mémoire, mélopée sourde et fragile de la parole des morts s’insinuant dans les oreilles des vivants. »


Le Soir, 05/04/2000
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« Un théâtre secouant, à la fois très présent et distancié, d’une rigueur inattaquable et qui pourtant saisi d’emblée le spectateur aux tripes. Sans doute parce qu’il décompose les fils secrets de la stratégie de l’horreur. Qu’il en cherche les causes. Un spectacle de six heures où la musique jouée en direct sous la direction du compositeur Garrett List, participe à l’événement scénique dont elle constitue parfois le contrepoint secret. […] La partition de « Rwanda 94 » sort délibérément du cadre de la musique de scène et épouse tous les genres, du mélodrame à la comédie musicale, de la musique d’accompagnement à la cantate. »


Le Soir, 17/04/2002


« The music List has written for Rwanda ’94 is elegant and understaded [...] Voices add to the lightness and buoyancy of the quintet’s sound [...] A bold and sensitive response of art to life [...] Caring intelligence and creativity. »


The Wire, 2001
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« La musique traditionnelle réinventée sur scène par le compositeur rwandais Jean-Marie Muyango, la continuelle inventivité du compositeur Garrett List, la scénographie très dépouillée, tout parle aux sens autant qu’à l’intellect et place au cœur du spectacle la culture rwandaise en ses racines les plus profondes. Un spectacle qui donne la possibilité au spectateur européen de s’approprier le contenu humain de cette histoire humaine et offre au peuple rwandais un peu de restauration symbolique. »


Le Monde diplomatique, mai 2000


« la musique composée par (Garrett) List est d’une beauté absolue : il insinue dans cette œuvre mélancolique aux glissandos magnifiques la même dignité que les acteurs-témoins décrivant le processus d’extermination. »


Le Vif/L’Express, 20/04/2001


« La troisième partie du spectacle […] livre une œuvre musicale mêlée de chœurs parlés, composée par Garrett List, d’une intensité à la hauteur des deux premières parties, qui vous laisse abasourdi, tandis que décroît la lumière pour arriver à l’obscurité totale, et que s’égrène la liste des victimes du massacre. Silence, recueillement, ovation. »


La Voix du Nord, 10/12/2000


« il s’agit avant tout d’un spectacle, et la beauté du décor, la très grande sensibilité de la musique originale de Garrett List, la multiplicité des voix, dites ou chantées, la force émotive de certaines scènes (une vierge noire portant le corps de son fils) et le comique tragique de certaines autres unissent en nous l’intelligence et l’émotion, le voir et le savoir. C’est un spectacle d’une grande beauté, d’une intelligence remarquable, et qui rend au théâtre son véritable rôle de médiateur : il vous assaille, il vous éblouit, il fait de vous son interlocuteur et vous place : humain parmi les humains. »


Le Quinzième jour du mois, 5 avril/16 mai 2000


« Des bandes son, images d’archives, fragments d’émissions TV et « fantômes » électroniques s’intègrent harmonieusement aux lamentations obsédantes du musicien rwandais Jean-Marie Muyango et aux compositions contemporaines réalisées par le compositeur américain Garrett List pour le Groupov. »


Knak, 28/07/1999


« L’expression « plus jamais ça » relève souvent de la bonne conscience, symbole de têtes bien creuses. Combien de fois la bêtise des hommes forcera-t-elle encore à répéter ces mots… pour un si piètre résultat ? Le théâtre s’est indigné. Pour conclure, il a laissé la parole à la musique, une cantate délicieusement interprétée par Jean-Marie Muyango, sous la direction de Garrett List. La musique seul langage universel. Qui, dit-on, adoucit les mœurs. »


Le Matin, 01/02/1999


« Un spectacle intelligent, bouleversant, où la musique est également omniprésente et aussi parlante que les mots. »


Park Mail, 19/04/2002


« En cinq heures de spectacle, le metteur en scène français Jacques Delcuvellerie et le Groupov réussissent le pari presque impossible d’informer et d’émouvoir, d’associer acteurs belges et comédiens rwandais, d’unir musique contemporaine et mélodies africaines. »


Le Monde, 11/03/2002


« La partition (la musique est un personnage à part dans l’œuvre) secoue souvent, touche également »


La Provence, 23/07/1999