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Biographie

Originaire de Phoenix (Arizona), Garrett List a marqué de son empreinte la vie musicale new-yorkaise de 1965 à 1980, à une époque où Big Apple dictait véritablement le rythme artistique et culturel du monde entier. Aujourd’hui basé à Liège (Belgique), il continue avec détermination ses expériences sonores. A l’heure actuelle, l’Américain virtuose est reconnu comme le chef de file d’un nouveau mouvement : la musique éclectique.

Portfolio

Une enfance musicale


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Vocal jazz in the early 60’s

Garrett List est né à Phœnix, capitale de l’Arizona, en 1943. Mélomane dans l’âme, List s’essaye au trombone et au chant dès l’âge de sept ans. À 18 ans, sa vie musicale est déjà bien remplie : il est tout d’abord musicien professionnel et s’intéresse aussi bien à la musique classique qu’aux autres tendances (jazz, pop, blues). En parallèle, il se découvre des talents de pédagogue en enseignant la musique aux enfants. Pour combler le tout, il s’adonne avec talent à la composition. Cette triple casquette (compositeur, interprète et pédagogue) marquera et stimulera l’ensemble de sa carrière.


1965 : les années New York

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The Bone Man 1990 (photo Lou Herion)

En 1965, Garrett List part pour New York afin d’y poursuivre des études strictement classiques à la prestigieuse « Juilliard School of Music ». Outre une formation professionnelle des plus enviables, la « Juilliard School of Music », c’est aussi des rencontres bien souvent déterminantes : Garrett List fait ainsi la connaissance du compositeur italien Luciano Berio et du chef d’orchestre Dennis Russel Davies avec lesquels il forme le Juilliard Ensemble. Grâce à cet ensemble, il entre en contact avec les compositeurs Pierre Boulez et Henri Pousseur. C’est d’ailleurs à l’invitation de ce dernier que List s’exilera bien plus tard à Liège (Belgique) pour enseigner son art.


1972 : un virage à 180°


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Flyer for the Carnegie Hall recital - 1968

À l’époque du Julliard Ensemble, les choses se déroulent à la perfection pour List : il multiplie les concerts, il entreprend plusieurs tournées en Europe et enregistre des disques. Si bien qu’à la fin des années 60, le tromboniste de Phoenix mène une vie très aisée. Sa sécurité financière est assurée mais sa vie créative lui parait vide. Entre les répétitions, les tournées et les cours intenses du Conservatoire, List n’a plus le temps de s’adonner aux recherches sonores qui lui tenaient tant à cœur. Alors âgé de 25 ans, List décide de prendre un nouveau départ et de sortir des sentiers battus. Il ressent un véritable besoin d’imaginer une autre vision de la création musicale, plus audacieuse sur tous les plans.

L’effervescence créatrice

A l’époque, New York se dandine au son du « free jazz ». Garrett List redécouvre ainsi l’improvisation, non seulement dans les solos de jazz ou de blues mais surtout comme une manière de vivre la musique et la création de l’intérieur. Ses préférences musicales l’amènent à rencontrer et à travailler avec des artistes comme Frederic Rzewski, John Cage, Rhys Chatham, Anthony Braxton, Steve Lacy.
Il devient par ailleurs membre actif du Musica Eletronica Viva, un des groupes les plus influents de la musique improvisée de l’époque. Il entend les créations de Phillip Glass et de Steve Reich et s’imprègne des nouveaux styles musicaux en vigueur à New York. Il entre alors dans une phase de création intense.
C’est aussi à cette époque qu’il met en place de nouveaux projets. Il participe ainsi à la création du « Kitchen Center for Video and Music », futur haut lieu de ce nouvel art, et est nommé directeur musical. En parallèle, il joue pour la Compagnie de Ballet de Merce Cunningham aux côtés de son mentor John Cage.
Il ressent ensuite le besoin de créer sa propre formation afin de développer sa vision personnelle de l’improvisation. C’est ainsi qu’en 1975, le « A-1 Art Band » voit le jour. Plusieurs tournées aux États-Unis et en Europe sont organisées et deux disques sont par ailleurs enregistrés : « American Images » et « Fire and Ice ». L’on doit également au groupe le « Symphony N° A-I » et « The Black Star Pilgrimage ». L’Europe est particulièrement friande de ses créations et, artistiquement parlant, Garrett List se sent de plus en plus attiré par le Vieux Continent.


1981 : les années Liège et la reconnaissance européenne


Un pédagogue dans l’âme

Dans les années 1970, ses talents de pédagogue sont également mis à contribution : il enseigne au « Creative Music Studio », une école fondée par Karl Berger qui a pour objectif l’étude de la nouvelle musique. C’est l’occasion pour lui d’affiner ses idées pédagogiques destinées à l’enseignement de la musique improvisée. Ses idées sont appréciées, notamment Outre-Atlantique. En 1981, à l’invitation d’Henri Pousseur, il quitte New York et crée la classe d’improvisation au Conservatoire Royal de Musique de Liège (Belgique). Dès lors, il peut se consacrer à l’enseignement de l’improvisation musicale de manière profonde et rigoureuse.

Plus tard, au milieu des années 90, il animera des stages avec Michel Barzin autour de la relation entre la musique et les arts plastiques.

Les apports du tromboniste américain en terme de pédagogie sont loin d’être négligeables : au final, Garrett List aura en effet formé plusieurs générations de musiciens.

De nombreux projets musicaux verront par ailleurs le jour avec ses étudiants, à l’image du « Collectif du Lion », « The Real Live Orchestra » et « The Garrett List Ensemble ».

L’aventure cinématographique : le « Collectif du Lion » et « The Real Live Orchestra »

Installé à Liège en Belgique pour enseigner son art, Garrett List ne délaisse pas pour autant la composition. Il compose ainsi le « Requiem for Helen Lopez » et connaît un succès grandissant. Il donne de nombreux concerts en Europe notamment aux côtés de Steve Lacy, Frederic Rzewski et Micha Mengelberg.

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Electro Vox Man 1988 (photo M. Comblain)

Par la suite, la musique de Garrett List rencontre le septième art. L’aventure cinématographique débute au début des années 80 par la composition, avec quelques-uns de ses étudiants, de la musique du spectacle « Metropolis » sur un film muet de Fritz Lang. En solo, il sonorise les films muets de Man Ray. C’est d’ailleurs à l’occasion de « The Man Ray Cycle » qu’il développe le trombone électrique.

Entre-temps, le groupe des étudiants – avec lequel il réalisa la musique du spectacle « Metropolis » – devient « Le Collectif du Lion » (d’après le nom du célèbre club liégeois « Le Lion S’ en voile », véritable sanctuaire de la musique créative à Liège). « Le Collectif du Lion » deviendra en 1989 « La Grande Formation » et enregistrera un CD intitulé « Anyone Lived In a Pretty How Town ».

En 1984, Garrett List crée avec quelques anciens élèves, « The Real Live Orchestra », ensemble à tendance électronique, avec lequel il perfectionne son trombone électronique et à qui l’on doit l’enregistrement du disque « In and Out ». En 1984-86, le spectacle sur le cinéma muet abstrait « Live Orchestra-Pure Cinéma » (Fernand Léger, Hans Richter) est joué à plusieurs festivals. S’ensuit le spectacle « Orlacs Hand », lequel est interprété au Festival du Film Fantastique à Bruxelles.


1987 : « Music For Trees »


En 1987, la composition musicale sur ordinateur permet à List de débuter le monumental « Music for Trees » (Musique pour les Arbres) qu’il commence par jouer seul assisté par un « orchestre midi » fait de synthétiseurs reliés à un ordinateur. La composition est terminée en 1989 et il débute une réflexion sur la possibilité d’interpréter « Music for Trees » de manière acoustique. Il faudra attendre dix ans pour que l’Orchestre National de Belgique enregistre la musique symphonique de ce cycle colossal.


Les années 90 : un Garrett List omniprésent


A partir de la fin des années 80, Garrett List s’installe sur tous les fronts.

-  De 1988 à 1991, il est désigné comme directeur à Berlin du « The Central Intelligence Orchestra », un big band de Jazz pour lequel il compose de nombreuses œuvres.
-  De 1992 a 1995, il collabore à plusieurs projets avec la « Compagnie Tandem », Michèle Noiret et Bud Blumenthal. Cette collaboration avec la « Compagnie Tandem » donne naissance aux spectacles de danse « Fishtracks », « Avna », et « Tollund ».
-  En 1994, il forme avec le soutien d’anciens étudiants « The Garrett List Ensemble » (GLE) et enregistre deux CDs sur le label bruxellois Carbon 7 : « The Unbearably Light » et « The Voyage ». Avec le GLE, il présente en 2003 sa cantate « Au Cœur du monde », basée sur des textes de Blaise Cendrars. L’ensemble s’est déjà produit en Belgique, en France et en Allemagne.
-  Avec Paul Gonze, il crée « Les 14 âges de la Lune » et « Douze rounds pour une année », deux œuvres qui serviront de base pour la musique symphonique du même nom, composée pour l’Orchestre de Liège en 1995. Avec Etienne Wery, il crée les spectacles « peinture et musique improvisée ».
-  En 1998, List compose une musique pour l’inauguration de la nouvelle fontaine sur la Place Saint-Lambert de Liège, Belgique.


1997 : le Groupov et « Rwanda 94 »


L’année 1997 signe le début d’une collaboration fructueuse avec le metteur en scène engagé Jacques Delcuvellerie et le Groupov sur le thème du génocide Rwandais. La collaboration aboutit au spectacle « Rwanda 94 » pour lequel List compose plus de deux heures de musique. Le succès est unanime, aussi bien critique que public, et la pièce est jouée de 2000 à 2004 en Belgique, en France, au Canada, en Allemagne, en Italie et en Guadeloupe. Le spectacle est même joué au Rwanda en 2004 où il se voit réserver un accueil chaleureux. La musique du spectacle est enregistrée la même année et est signée sur le label Carbon 7. Il poursuit la collaboration avec le Groupov en signant en 2002 la musique d’« Anathème », le deuxième volet de la trilogie inaugurée par « Rwanda 94 ».


Les années 2000


Garrett List n’a pas cessé de composer. Il est à la base de différents projets dont :

-  la création d’une œuvre à l’occasion de la Grande Parade des Lanternes à Hotton (2001). La collaboration entre List et l’asbl « Le Miroir Vagabond » est reconduite lors de l’édition de 2004;
-  “Particules élémentaires”, une création musicale live accompagnant les performances de Gwendoline Robin (2003);
-  la cantate « Au Coeur du Monde », basée sur des textes de Blaise Cendrars, vaste projet né il y a plus de 20 ans qui voit le jour en 2003. Elle a été jouée à Liège et Angoulême ;
- « Etat de Siège », projet abouti en 2005, résultat de 3 années de travail. Basée sur un texte du poète palestinien Mahmoud Darwich, cette cantate a été présentée au Festival de Liège (2005), puis jouée au Festival Masarat à Bruxelles (2008) et au Singel à Anvers (2009) ;
-  l’accompagnement musical, avec Fabian Fiorini, du spectacle de Laurence Vielle intitulé « Ca y est, je vole » (2008);
-  la réinterprétation dans un esprit intemporel du célèbre opéra de Verdi Aïda que Garrett List transformera, en 2008, en opéra de chambre et rebaptisera « Aïda Nova », spectacle joué le 9 mars 2008 dans le grand auditoire du Dolce La Hulpe Brussels.


Avril 2006 : création de l’asbl World Citizens Music


Sachant que la date de la retraite approche (2008), Garrett List en profite pour créer en avril 2006 sa propre asbl et démarrer un travail qui ne sera plus seulement destiné à promouvoir son art, mais aussi celui des nombreux et souvent plus jeunes artistes avec lesquels il prend plaisir à collaborer.

C’est dans ce but que l’asbl World Citizens Music est créée : pour servir de moteur aux projets inhérents à la conception musicale de Garrett List, tout en impliquant des jeunes talents, afin d’assurer la relève et pérenniser la création d’une nouvelle musique éclectique, à la fois savante et populaire, pour tous les citoyens du monde. L’asbl a en effet pour mission de revitaliser et de rénover le sens de la création musicale dans le monde d’aujourd’hui, et s’articule autour de quelques grands projets qui ont progressivement vu le jour tels que :

“Into the Riff”

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Into the Riff - 2008

Lancé en 2004, « The Riffing Society » est un projet musical où Garrett List accompagné de 4 anciens élèves improvisent librement et développent une approche instinctive du rythme. Cela s’inspire d’une pratique musicale afro-américaine des années 20-30 (le « riff », à savoir la répétition d’une phrase musicale) pour servir de base à l’improvisation.

En 2005, Garrett List demande au chorégraphe Bud Blumenthal de créer une équipe de danseurs pour se joindre à son projet et créer le spectacle « Into the Riff », étonnant mélange de musique et danse improvisées. Exercice sans filet, ce spectacle repose sur la confiance et l’écoute des artistes les uns envers les autres et offre ainsi, symboliquement, une réflexion optimiste sur les rapports entre les êtres. Créé au Festival de danse de la Balsamine en 2007, il sera ensuite programmé au Théâtre Marni (2008), à Wolubilis, au Festival de Liège et au Théâtre de Namur (2009).

“DJ Gary’s Beatnik Karaoke”

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Dj Gary

En 2009, Garrett List lance son nouveau projet solo : “DJ Gary’s Beatnik Karaoke”. Un projet un peu fou et complètement unique à l’image du personnage, où musique électronique se mêle au jazz improvisé de l’artiste, et à sa voix authentique et vulnérable. Ce nouveau concept à la fois poétique et intriguant est offert pour la première fois à la Salle des Fêtes de Droixhe le 5 décembre 2009 dans le cadre du festival Another America. Son désir de travailler avec la nouvelle génération l’amènera ensuite à propose ce spectacle accompagné par son jeune ami pianiste Johan Dupont ou d’un sextuor (en plus du piano : violon, violon alto, hautbois et violoncelle.)

“Master Class”
Fort de son expérience de pédagogue au Conservatoire Royal de Musique de Liège où il créa et dirigea la classe d’improvisation (1981-2008), et convaincu que la formation professionnelle est un atout supplémentaire pour favoriser la mise à l’emploi de jeunes artistes, Garrett List lance en 2009 la première Master class de Garrett List.
Il s’agit d’un atelier pour chanteurs et instrumentistes comprenant une quinzaine de journées de travail sur une période de 5 mois et ponctué par 2 concerts (à Bruxelles et à Liège). L’aventure est réitérée chaque année depuis au vu du succès remporté.


Les années 2010 : Garrett List crée un orchestre dédié à la création musicale : Orchestra ViVo!


L’idée de la création d’une nouvelle musique populaire, d’une nouvelle avant-garde en réaction aux problèmes de notre époque, d’une musique construite sur d’autres fondations, qui éveillerait la conscience et stimulerait l’imaginaire de tous, va se matérialiser en 2010 avec la création d’Orchestra ViVo! qu’il fonde avec son épouse Marie-Pierre Lahaye.

Au terme de deux vagues successives d’auditions (de janvier à mai) dans les trois grandes villes de l’Eurégio Meuse Rhin - Aachen, Liège et Maastricht - Orchestra ViVo! verra le jour fin 2010 (Press Première au Centre culturel A.I.N.S.I. à Maastricht le 28 août et Concert Inaugural le 29 octobre au Manège de la Caserne Fonck à Liège).

Avec ViVo!, List matérialise l’idée d’une collaboration créative. Non seulement, il dénue le projet de chef d’orchestre mais il invite les musiciens de l’orchestre à composer. Aujourd’hui, ce sont pas moins de huit compositeurs (Aurélie Charneux - Emmanuel BailyManu LouisAndré KlénèsAntoine DawansJean-François FoliezJohan Dupont et bien sûr Garrett List) qui créent au sein d’Orchestra ViVo!. Avec cet orchestre, l’ambition de List est de redonner confiance à chacun en son pouvoir créatif. Et pour cela, il commence par les musiciens de l’orchestre-même.

Grace à sa géométrie variable, ViVo! peut répondre à des demandes très variées. C’est ainsi que très vite, on verra l’orchestre se produire en trio (Tournée Souvenirs d’amour - 2012), en sextuor (ensemble de cuivres dans plusieurs gares belges : Namur - Ottignies – Liège 2012), en octuor (Eupen 2013) ou sur des places publiques (Maastricht, 2013), et bien sûr et surtout dans sa version tutti aux 4 coins de la Wallonie : Liège (2012-2014), Chênée - Tournai - Marche - Huy - Sprimont (2013), ou dans des festivals, Eupen Musik Marathon (2011) et Festival de Wallonie (2014).

En 2012, ViVo! prête aussi son concours à la candidature de Liège à l’expo 2017 en produisant dans la somptueuse gare de Calatrava à Liège-Guillemins son premier Flash Mob.

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Neuf compositions de l’orchestre, parmi lesquelles cinq composées entièrement ou en partie par Garrett List, aboutiront à un enregistrement fin 2013 pour un premier album qui sortira en 2014 chez Igloo Records. L’album est aussitôt salué par la critique de tous bords (classique – jazz – éclectique) pour sa qualité et son originalité.

En 2015, Orchestra ViVo! fait l’affiche du prestigieux et international Mithra Jazz à Liège et de l’Ostbelgienfestival, l’équivalent du Festival de Wallonie pour la partie germanophone du pays. En juin, pour le Grand Curtius de Liège qui accueille l’orchestre pour ses répétions depuis 2014, Orchestra ViVo! investit un nouveau territoire Site Specific Music (une musique créée spécifiquement pour un site). C’est ainsi que deux compositeurs-interprètes de l’orchestre se joignent à Garrett List pour créer 3 promenades antiphonales qui seront interprétées dans les salles d’exposition du musée pour la Fête de la Musique. A cette occasion, le GSARA a réalisé une vidéo pour retranscrire cet événement unique qu’Orchestra ViVo! entend bien réitérer dans d’autres lieux : modernes ou anciens, naturels ou patrimoniaux, industriels ou religieux : Site Specific Music au Grand Curtius

En décembre de la même année, grâce à une résidence en co-production à La Marlagne (Fédération Wallonie-Bruxelles), Orchestra ViVo ! renouvelle tout son répertoire. Pas moins de 10 nouveaux morceaux sont créés.

Enfin, la portée d’Orchestra ViVo! s’est rapidement manifestée en dehors de sa sphère d’influence directe puisque ses pratiques créatives furent sollicitées, à plusieurs reprises, par ID Campus, un cluster de l’ULg et de Creative Wallonia visant à promouvoir la créativité et l’innovation : ID Camp (novembre 2013) et ID Conférence (juin 2014).

Garrett List toujours à la croisée des arts

Bien qu’Orchestra ViVo! monopolise beaucoup l’énergie et l’attention de l’artiste, celui-ci n’en néglige pas pourtant ses expériences avec les riffeurs. Into The Riff est relancé, en 2012 avec l’appui de Bud Blumenthal et sa compagnie Hybrid dans le cadre du Festival de Bruxelles. C’est désormais sans instrument autre que sa voix qu’il apporte sa pierre à l’édifice en mouvement qu’est Into The Riff.

La même année, Garrett List prend part à Souvenirs d’amour, un spectacle sur le thème du deuil mêlant théâtre, danse et musique mis en scène par la chorégraphe néerlandaise Elsa van der Heijden. Il écrira une pièce de musique pour trio à cordes qui sera interprétée live par un trio d’Orchestra ViVo! Les nombreuses représentations dans pas moins de 32 églises de l’Eurégio Meuse-Rhin (en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne) suscitent un grand intérêt de la critique et du public.

Il renforce sa collaboration avec son ami, le pianiste Johan Dupont, avec lequel il développe le spectacle Garrett List & Johan Dupont play The Garrett List Songbook en 2012. Conçu autour de ses textes et d’autres empruntés à la littérature classique américaine et à la génération beatnik en plus de quelques standards de jazz et d’airs de musique classique, le spectacle tourne à Liège, Café Le Parc (2012) - Blues Sphere (2013- 2014), Bruxelles : Jazz Station et Samaritaine (2014), et Hannut (2013). En 2015, le célèbre saxophoniste et ami de longue date de List, Steve Houben, les rejoint pour un concert aux Grignoux et depuis le Garrett List songbook est offert en duo ou en trio (Festival de Visé – Fête de la Lumière à Lacuisine - Mazy Jazz09).

2012 est une année sous le signe de la création pour Garrett List puisque c’est également en 2012 qu’il compose la musique pour la pièce de théâtre Les Bonnes Intentions, mise en scène par Rosario Marmol-Perez sur le thème de l’adoption interethnique et ses difficultés. Etoilé par la critique, élu spectacle de l’année, le spectacle tourne dans toute la Belgique.

A l’occasion des vingtièmes commémorations du génocide rwandais La Cantate de Bisesero, qui venait conclure le spectacle culte du Groupov : Rwanda 94, est reparti en tournée : Paris (2013), Bozar à Bruxelles, Limoges, Calais et Saint-Ouen (2014), drainant toujours un public nombreux, réceptif et ému.


2014 : une première biographie a été écrite par Bernard Legros


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Fin 2014 est paru « Garrett List, La musique et l’avenir » (Editions Jacques Flament) une biographie écrite par l’historien de la musique et écologiste politique Bernard Legros, qui met l’accent sur sa pensée, sa conception de l’art et du rôle que la création a à jouer dans la société actuelle. Peu avant la sortie du livre, Garrett List est invité aux Creative Mornings de Bruxelles afin d’y faire une intervention qu’il intitule « Le rôle de la musique dans un monde en crise perpétuelle », toujours avec cette idée que ce qui est issu du processus créatif peut et doit s’étendre à d’autres domaines.

Projets
  • “Her Trembling” from “The 14 Ages of the Moon”

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Biographie courte de Garrett List